ABUS SEXUELS
Introduction :
Les abus sont des actes réaliser
sous la contrainte verbale, visuel ou psychologique. Ces actes ont pour
but d’obtenir une excitation sexuelle par celui qui abusera d’un enfant
ou d’une personne adulte.
Toute contrainte constitue une violation de l’intégrité de la personne,
et provoquera toujours un traumatisme plus ou moins profond selon les
abus et les victimes.
![]()
L’abuseur
L’abuseur auparavant abusé :
80% des abuseurs auront eux aussi subi des abus sexuels dans le passé.
Ne connaissant que ce genre de relations, l’abuseur ne pourra pas reproduire autre chose que ce qu’il a connu. Il est conscient du mal qu’il fait parce qu’il en aura souffert lui même. Mais il ne peut s’y résigner. Cet abuseur souffre énormément et a besoin d’être suivi, soigné et délivré de sa douleur qu’il pense pouvoir évacuer en la reproduisant sur autrui. Le fait qu’il souffre ne l’excuse en rien, mais cela peut nous aider à définir le pourquoi de son geste.
L’abuseur pervers :
Il ne fera qu’assouvir un
fantasme.
Il adoptera une stratégie pour mieux piéger sa victime.
Il essayera d’établir une relation privilégié avec elle, afin d’établir un climat de confiance. Cette phase peut prendre plusieurs heures à quelques semaines voir des années.
La victime ne se doute absolument de rien.
L’abuseur, qui est-il ?
L’abuseur peut être un baby Sitter, d’un moniteur de sport, de scout, un
enseignant, un patron, un collègue de travail, un camarade plus vieux
mais aussi au sein même de la famille.
On classera cela alors d’inceste ou d’abus sexuel intra-familial.
L’abuseur sera alors un oncle, un père, un beau père (beaucoup plus
fréquent depuis les familles recomposées après des divorces.)
L’abuseur « inconnu » :
Il est rare que l’abuseur soit totalement inconnu à la victime, seulement 10% des agressions sexuels ont lieu par des inconnus.
![]()
L’abus sexuel
L’abus dit « Grave » :
Un contact physique tel que des attouchements du corps à travers ou non des vêtements, de force ou non, avec où sans pression psychologique ou affective.
L’abus dit « plus grave » :
Attouchement ou pénétration manuelle, simulation de rapports sexuels, contact génital. Avec ou sans violence physique.
L’abus dit « très grave » :
Viol génital anal ou oral, obtenu de quelque manière que ce soit, de force ou non.
(Tout ceci bien sûr si la victime n’en était pas consentante.)
![]()
Après l’abus sexuel
Le silence :
L’abuseur essayera d’obtenir le silence de sa victime en lui donnant le poids de la culpabilité sur elle, par la honte, des menaces ou par des privilèges.
La personne abusé aura du mal à parler de ce qu’elle a subi, parce qu’elle mettra longtemps parfois à réaliser et à accepter qu’elle a été abusée.
Peuvent survenir après un abus sexuel :
Dépression
Troubles sexuels
La peur de se marier
Usage abusif d’alcool ou de drogue
L’obésité (ce qui permet à la personne de se rendre moins attirante et ainsi se protéger d’une autre agression.)
Maux de ventre
Infections gynécologiques à répétition
Nouveau style de relation avec l’entourage, soit l’abusé devient inflexible et arrogant soit superficiel et inconstant.
![]()
L’abusé
Le sentiment de « honte » :
L’abusé aura des pensées de honte qui le maintiendront dans la culpabilité, le silence et la souffrance.
Il lui faudra écouter la voix de la vérité, essayer d’en parler à un(e) ami(e) et se confier dans le Seigneur pour être libéré de ce poids.
La personne se sent coupable et se poses des questions telles que :
Est-ce que ce n’était pas un peu de ma faute ?
Est-ce que je n’aurais pas pu l’éviter ?
Est-ce que dans ma situation, une autre personne aurait réussi à résister, se débattre ou s’enfuir ?
Le sentiment de honte est normal, la victime se sent souillée et détruite dans son tout être.
La honte est un mélange de peur de rejet de colère envers l’abuseur.
Elle ne devrait éprouver que de la colère mais il lui faudra du temps avant d’en ressentir. Dès lors, elle comprendra qu’elle a été abusée et que l’acte subi lui a bien été imposé contre sa volonté.
Par la honte, elle se méprisera elle-même en perdant confiance en ou en méprisant les personnes ressemblant à son abuseur.
Il est essentiel qu’elle se confie dans le Seigneur pour changer son regard d’elle-même et ainsi sa manière de penser à tord qu’elle est aussi responsable de l’abus.
L’ennemi :
L’ennemi dans ce genre de situation, après l’abus n’est en réalité pas l’abuseur, mais la victime elle-même, qui mettra du temps à s’autoriser d’être aimer, du temps à accepter de la tendresse, de l’affection etc.
La personne châtie son propre corps parce qu’elle se refuse d’éprouver à nouveau du désir.
La victime se retrouve devant un choix :
-Soit de choisir la mort en restant dans sa souffrance en n’autorisant plus son corps de vivre pleinement.
-soit de choisir la vie en acceptant de revivre à nouveau.
L’abusé
doit prier pour se sortir de la pulsion de mort qu’elle peut éprouver,
et ce sentiment est normal après un abus. Il ne faut pas culpabiliser de
penser à la mort tout en étant chrétien.
Mais il faut décider de vouloir revivre, de s’en sortir et demander à
Dieu de l’aide.
Le sentiment de trahison :
Si
la personne connaît son abuseur et avait confiance en lui elle se
sentira trahi.
Beaucoup de gens ignorent le nom des onze autres apôtres, mais
connaissent Judas, le traître. Parce que beaucoup estiment que rien
n’est plus odieux que d’être trahi par quelqu’un qui est censé vous
aimer et vous respecter.
La victime se sent donc trahie non seulement par l’abuseur en qui elle avait confiance mais parfois aussi par ceux qui ne sont pas intervenus pour faire cesser l’abus.
Les conséquences de la trahison :
· Une extrême méfiance d’autrui (surtout envers les gens aimables.)
· La perte de l’espoir d’être proche et intime avec autrui et d’être protégée à l’avenir, puisque ceux qui en avaient le pouvoir ne l’ont pas fait.
· L’impression qu’elle a mérité d’être trahie de part ses défaut ou pour tout autre raison.
Le sentiment d’ambivalence :
Il consiste à ressentir deux émotions totalement contradictoires à la fois.
Honte, souffrance et impuissance qui ont parfois été simultanés avec du plaisir, qu’il soit relationnel (un compliment), sensuel (une caresse) ou sexuel (le toucher des organes.)
Le fait d’éprouver parfois un plaisir associé à la souffrance de l’abus entraînera des dommages considérables :
La personne ne sent responsable d’avoir été abusée, puisqu’elle y a « coopéré » en y prenant du plaisir.
Le souvenir de l’agression peut survenir au cœur de la vie sexuelle du
couple, et elle ne parviendra pas à s’épanouir par l’interdiction de
désir de donc de plaisir sexuel.
La prise de conscience :
L’abusé doit prendre conscience que d’avoir peut-être éprouvé du plaisir lors de l’abus est chose « normal ».
Elle n’en était pas responsable, parce qu’il est humain de ressentir du plaisir par des compliments, des gestes de tendresses etc.
Ce qui n’est pas normal dans cette situation, c’est la perversion de
celui qui a prémédité ces attitudes affectueuses pour faire tomber une
proie innocente dans son piège.
C’est donc lui seul le responsable.
Décider de revivre :
C’est :
Se confier en l’Éternel, lui remettre le poids de sa souffrance, refuser
« la mort » pour sa vie.
Ne plus craindre le
plaisir et la passion.
Ne plus voir (notamment pour les femmes violées) son abuseur « mâle » comme étant le « mal » et le voir en tout homme.
Apprendre à transformer sa méfiance en vigilance envers les hommes, ce qui est très différent.
Oser aimer à nouveau (renoncer peu à peu à ses attitudes auto protectrices et à son repli sur soi-même).
Renouer des relations chaleureuses et sûres.
Laisser tomber sa carapace survenue après l’abus pour retrouver un cœur tendre et prendre le risque d’aimer et d’apprécier à nouveau des personnes.
Réaliser que si quelqu’un a eu un désir pervers envers sa personne, cela ne doit pas lui faire renoncer à son propre désir.
![]()
L’entourage de la victime
Si une personne abusée vous parle de ce
qu’elle a subi, sachez que ce pas a été franchi avec courage et une
entière confiance en vous.
Ne jamais
lui dire :
-« Il a juste fait une erreur, nous en faisons tous ».
-« Ce n’est arrivé qu’une fois ! ».
-« Il est tant de tourner la page, ça fait si longtemps… ! »
Ou tout autres phrases destructrices pour l’abusé.
La personne qui confie un tel « secret » devra sentir une oreille attentive.
Trop de questions sur les faits pourrait la faire douter d’elle-même et penser qu’on doute de ce qu’elle raconte, ce qui la replongerait dans un silence et la culpabilité.
![]()
Extrait du journal intime d’Audrey
Daté du 26 septembre 2004
« …Je sens ma vie empoisonnée, fébrile et dangereuse. Mon corps trop prêté va étouffer de mal être permanent. Mon âme recherche un souffle nouveau pour oublier qu’elle a été violée…
…Pourquoi l’oublie des choses qui font mal est si difficile et les souvenirs heureux si lointains ?
Le mal me connaît mieux que moi-même, il
a su où me frapper pour m’enfoncer davantage…
…Ton désir ardent de moi, ta pensée irraisonnée de me faire
l’amour, ton machisme et ton regard mon font peur. Moi je n’ai pas envie
de toi, je voudrais juste m’en aller, ne plus te revoir, ne plus
t’entendre et oublier ton existence.
…T’imaginer ailleurs qu’au plus profond de mon moi intime, parce que je ne le désirais pas. Tu n’avais pas le droit de ne pas m’écouter, j’aurais voulu me rendre transparente, indésirable ou me volatiliser pour que tu ne franchise pas la limite, ma limite…
…Mon corps m’appartient, il n’est pas ta propriété, il n’est pas à ta merci ni à disponibilité pour tes désirs non partagés.
N’as-tu pas peur de Dieu ? Moi je le crains, et je le supplie de m’enlever ta souillure de mon être, pour ne plus te sentir en moi, détruisant touts mes rêves magiques sur l’amour…
…J’ai la rage dans mes os,
la colère sur mon visage et je me sens impuissante face à toi…
…Ton regard de caïd à présent ne me fait plus peur et je te
poursuivrais, déjà je sens que tu as peur, parce que ma bouche a rompu
le silence que tu croyais acquit… »
![]()
Retrouvez les informations données dans ce dossier sur le site :
SOS FEMMES COM, VIOLENCE, ABUS, ABUS SEXUELS
Reportage : Guégan Nathanaëlle
Pour : Fraternité2002
![]()